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L’HYPOTHYROÏDIE CHEZ LE CHIEN

            L’hypothyroïdie constitue la première dysendocrinie (trouble des glandes endocrines) chez le chien : elle correspond à un déficit en hormones thyroïdiennes.

Cette maladie, le plus fréquemment diagnostiquée entre 2 et 6 ans, touche les deux sexes et toutes les races de chien. Néanmoins, il existerait des prédispositions pour les Airedale terriers, les Beagles, les Bulldogs anglais, les Caniches, les Chow chow, les Dobermans, les Golden retrievers, les Poméraniens, les Setters irlandais, les Shar-Peï, les Bergers des Shetland et les Teckels.

Les hormones thyroïdiennes et leurs effets

Une hormone correspond à un composé chimique synthétisé par une formation particulière du corps et libéré dans la circulation sanguine à très faible concentration. Après un temps de latence, elle agit de manière durable sur des cellules-cibles à distance du lieu de sécrétion. Comme leur nom l’indique, les hormones thyroïdiennes sont produites par la glande thyroïde, située sur la partie antérieure de la trachée. Celle-ci, souvent considérée comme la plus grande des glandes strictement endocrines (glandes sécrétant des hormones directement dans la circulation sanguine) a la particularité de disposer d’importants stocks d’hormones. Le terme d’ «hormones thyroïdiennes » regroupe ainsi notamment la calcitonine, les hormones T3 et T4. Ce sont ces deux dernières qui sont responsables de l’hypothyroïdie.

T3 et T4 sont formées à partir d’un acide aminé, la tyrosine, et de trois ou quatre atomes d’iode. Leur synthèse commence à partir de la moitié de la vie fœtale.

Cette synthèse est contrôlée par d’autres hormones de l’hypothalamus et de l’hypophyse (la TSH), dont la sécrétion est elle-même modulée par certaines hormones de croissance, le cortisol, les œstrogènes, la testostérone ou encore la concentration sanguine en iode.

Les concentrations en hormones thyroïdiennes varient ainsi entre les individus, en fonction de l’âge, du sexe, de la race, de la taille, de l’activité physique et de l’environnement, mais aussi chez un même organisme au cours de l’année et de la journée.

Les hormones thyroïdiennes ont des effets à long terme sur le métabolisme de l’organisme, mais ne sont pas essentielles à la vie. Elles ont principalement une action thermogénique et calorigène (production de chaleur), en favorisant notamment la capacité d’utilisation de l’oxygène. Elles agissent sur le taux de cholestérol et de glucose dans le sang ainsi que sur la synthèse des protéines.

De plus, en augmentant la contractilité et la fréquence cardiaques, elles contribuent à augmenter la pression artérielle. Elles interviennent également dans la contraction musculaire, la production des poils, les phénomènes digestifs et l’hématopoïèse (la production des cellules sanguines dans la moelle osseuse).

Chez le jeune, elles jouent un rôle essentiel dans la croissance, le développement des tissus, notamment du système nerveux central et du squelette, et la reproduction.

L’hypothyroïdie chez le chien : origine et symptômes

Il existe plusieurs types d’hypothyroïdie. Celle-ci peut en effet résulter d’un trouble de la thyroïde – le plus souvent un dérèglement du système immunitaire ou une tumeur, de l’hypophyse ou de l’hypothalamus, ou d’une carence en iode alimentaire. Elle peut également être fonctionnelle et provoquée par un défaut d’apport des hormones thyroïdiennes aux tissus cibles.

La diminution de la production d’hormones thyroïdiennes est associée à un retard de croissance et de développement mental, une diminution de l’appétit et une prise de poids, une faiblesse et une léthargie, une perte de poils, une augmentation de la masse musculaire, une diminution du transit intestinal et une intolérance au froid.

Un défaut de synthèse de T3 et T4 entraîne une sur-stimulation par l’hormone hypophysaire TSH de la glande thyroïde, et donc une multiplication de ses cellules. L’hypothyroïdie s’accompagne donc généralement de l’apparition d’un goitre visible en clinique, c’est-à-dire une hypertrophie de la glande thyroïde.

Tous ces signes sont néanmoins variables en fonction des individus et pas toujours présents simultanément.

Méthodes de diagnostic et traitements de l’hypothyroïdie

En plus de la prise en compte des symptômes cliniques, des examens sanguins sont généralement réalisés pour confirmer le diagnostic. Dans 80% des cas, l’hypothyroïdie se traduit par une hypercholestérolémie et dans 50 % des cas par une anémie non-régénérative, c’est-à-dire par un déficit de globules rouges non compensé par une production plus importante de leurs précurseurs cellulaires. Des dosages hormonaux sont effectués : T4 doit être normale à basse et la TSH normale à élevée. Cependant d’autres maladies ou des traitements médicamenteux peuvent être à l’origine de signes similaires, aussi l’interprétation de tests sanguins est parfois délicate.

Des examens d’imagerie peuvent aussi être réalisés.

L’utilisation d’une hormone thyroïdienne de synthèse constitue le principal traitement. Peu coûteux et possédant très peu d’effets secondaires, ce traitement est généralement administré à vie. Il nécessite toutefois un suivi et des consultations vétérinaires régulières. Tout nouveau symptôme doit notamment être signalé.

Une fois l’état de l’individu stabilisé par le traitement, le pronostic est excellent : les chiens malades possèdent le plus souvent la même espérance de vie que leurs homologues sains.

Coralie BENOIT – École nationale vétérinaire d’Alfort (EnvA)

 

 

 

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