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MON VÉTÉRINAIRE ME PARLE D’HORMONE : QU’EST CE QUE C’EST EXACTEMENT ?

Définition d’une hormone

            Une hormone est définie comme un composé chimique synthétisé par une formation particulière, libéré dans la circulation sanguine. Il agit à distance et à une très faible concentration sur des cellules-cibles.

Les hormones constituent ainsi un moyen de communication primordial pour l’organisme : on parle de système endocrinien. En synergie avec le système nerveux, l’autre système de communication de l’organisme, il permet la coordination de l’activité cellulaire de l’organisme et permet la réalisation de fonctions capitales du vivant. En revanche, les réactions ne sont induites qu’après une période de latence, de plusieurs secondes à plusieurs jours, et s’étendent dans la durée.

Modes d’action d’une hormone

De façon schématique, les hormones sont synthétisées au niveau de formations particulières de l’organisme, appelées glandes endocrines. Elles sont ensuite libérées dans le sang, dans lequel elles se déplacent sous forme libre ou liée à un transporteur.

Puis, arrivée au niveau du tissu cible, leur fixation à un récepteur provoque la transmission d’un signal et à terme une action biologique sur la cellule. Une hormone donnée agit ainsi sur une cellule cible spécifique, qui contient donc des récepteurs spécifiques à cette hormone. En l’absence de récepteur, il n’y a pas de réponse : cela permet une action ciblée sur un tissu donné. L’activation de la cellule cible dépend de trois facteurs d’égale importance : la concentration sanguine de l’hormone, le nombre de récepteurs au niveau de la cellule-cible et l’affinité entre l’hormone et son récepteur.

L’action de l’hormone sur la cellule-cible peut être directe et rapide : elle peut par exemple influer sur le transport d’ions à travers la membrane de la cellule, sur l’activation d’enzymes particulières dans le cytoplasme (liquide à l’intérieur de la cellule), sur la multiplication de la cellule … Elle peut toutefois aussi avoir une action à plus long terme en diminuant ou augmentant l’expression de gènes de la cellule.

Les hormones sont ensuite détruites par l’organisme : celles en circulation dans le sang sont dégradées au niveau du foie et des reins et celles liées à des récepteurs sont inhibées et digérées par des enzymes.

Les hormones peuvent être de trois types chimiques : peptidiques (ce sont des protéines), stéroïdes (ce sont des lipides) et amines biogènes (ce sont des composés organiques de faible poids moléculaire). La famille à laquelle une hormone appartient conditionnera sa voie de synthèse mais aussi son mode de transport dans le sang, le type de récepteur auquel elle se fixe, son action sur la cellule-cible et son mode de dégradation.

Sécrétion hormonale

La sécrétion hormonale n’est pas continue au cours du temps. Elle dépend directement de stimuli qui peuvent être de trois types : humoral (activation par le taux sanguin d’un ion ou d’une molécule), nerveux (activation par le système nerveux) ou hormonal (activation par une autre hormone).

La production suit néanmoins généralement un rythme spécifique, sous contrôle du cerveau. Ce rythme est à la fois défini par la génétique et l’environnement. Il peut être journalier, mensuelle, saisonnier …

Les hormones sont produites au niveau des glandes endocrines. En fonction de leur anatomie et de leur structure cellulaire, celles-ci peuvent être regroupées en trois grands types. Les glandes endocrines strictes sont des structures donc la seule fonction est de produire des hormones. Il s’agit par exemple de la thyroïde, des glandes parathyroïdes, des glandes surrénales, de l’hypophyse et de l’épiphyse.

Les glandes endocrines mixtes en revanche sont des organes possédant d’autres fonctions en plus de la production hormonale. C’est le cas de l’hypothalamus, du pancréas, des testicules, des ovaires, du rein …

Enfin, il existe des tissus endocriniens diffus dans l’organisme, non regroupés en structures nettement individualisées. On en retrouve notamment dans l’estomac, le foie, l’intestin, le tissu adipeux, les os, la peau et le cœur.

Rôles biologiques des hormones

Hormones de croissance, adrénaline, cortisol, aldostérone, ADH, ocytocine, prolactine, hormones thyroïdiennes T3 et T4, calcitonine, parathormone … sont toutes des hormones dont le nom nous est plus ou moins familier. Il existe ainsi un très grand nombre d’hormones dans l’organisme, produites par des structures différentes, agissant à des concentrations, selon des voies et à des moments différents. Cette diversité d’hormones permet d’expliquer la diversité des fonctions biologiques, souvent capitales, assurées par le système endocrinien. Elles peuvent être assurées par une hormone spécifiquement ou par l’action conjointe et l’interaction de plusieurs hormones en même temps. Parmi elles, on retrouve : la reproduction, la croissance et le développement, la mobilisation des moyens de défense contre le stress, le maintien de l’équilibre des particules chargées, de l’eau, des nutriments et la régulation de l’équilibre énergétique.

Une altération du fonctionnement du système endocrinien conduit donc à des troubles importants pour l’individu et fait l’objet de nombreuses pathologies humaines et animales.

 

Coralie BENOIT – École nationale vétérinaire d’Alfort (EnvA)

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